BILAN 2000 - L'Eternel Avenement du Rap Anglais

Depuis quelques années, la fièvre s’empare de la vieille scène hip hop anglaise, qui n’a jamais approché d’aussi près le rêve de la crédibilité internationale et de la rentabilité commerciale. En retrait le complexe d’infériorité vis-à-vis des cousins d’Amérique, finis les remixes drum’n'bass et les escapades trip hop à vocation alimentaire. Désormais, le rap anglais voit le succès à portée de main, et s'apprête à courir au devant.

Ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle : la relégation du hip-hop anglais au fin fond de l'underground a été pendant des années une garantie de sincérité. Mais maintenant que pointe le succès commercial, certains vétérans en sont à jeter un œil envieux sur les scènes françaises et allemandes, lesquelles se caractérisent par une overdose repoussante de productions racoleuses et conservatrices à deux balles, et sont par excellence les exemples à ne pas suivre.

Dans les faits, cela se traduit par une césure sans cesse plus évidente entre rappeurs traditionnels fascinés par le modèle américain (The Creators, The Nextmen, Mark B. & Blade) rarement très passionnants, et expérimentateurs impénitents (Roots Manuva, Gamma, New Flesh for Old, l’essentiel du label Big Dada), quelques autres s'immisçant entre ces deux modèles (Ty, Unsung Heroes). Bref, l'ouverture de nouvelles perspectives pour le hip-hop made in UK n'est pas encore une garantie de qualité. D’ailleurs, le meilleur album de hip hop anglais n’est-il pas déjà sorti, il y a plus de quatre ans de cela ? Je parle évidemment du 1.4.4. or Bust The Replenishing des Scientists of Sound...

Évaluer ce billet

0/5

  • Note : 0
  • Votes : 0
  • Plus haute : 0
  • Plus basse : 0

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

La discussion continue ailleurs

URL de rétrolien : http://hiphopsection.fakeforreal.net/index.php/trackback/1135

Fil des commentaires de ce billet