AWOL ONE - Interview

Awol qui es-tu ?

Je suis un rappeur de Californie, un emcee… un emcee californien.

Sur ton site, tu dis que tu as commencé par le break, puis tu as été deejay, puis tu as fait du graffiti… A quel moment est-ce que tu t’es dit que tu serais emcee ?

Probablement… J’étais deejay pour un groupe de Compton, et ils aimaient bien quand je rappais… Je sais pas, je crois que j’avais seize ans.

Dans ta carrière, tu as collaboré avec beaucoup de producteurs : De Mike Nardone à Daddy Kev en passant par Fat Jack… Est-ce que tu as besoin de ce changement ? Comment c’est venu ?

Des producteurs différents, des styles de beats différents… J’aime bien sentir la vibe d’un producteur, c’est pour ça que je fais tous ces albums, seulement moi et un producteur… C’est pour ça que j’essaie de faire tout ça…

Parlons un peu de Speakerface, ton projet avec Mike Nardone, comment en es-tu venu à travailler avec lui ?

Mike était deejay pour une radio à Los Angeles, je l’ai juste rencontré, je l’ai vu dans des soirées etc… C’était lors d’une soirée pour WC quand je lui ai donné ma démo, c’était il y a longtemps, alors on a fini par… on a pratiquement enregistré un album avec KutMasta Kurt, mais ça a pris beaucoup de temps à enregistrer, et Speakerface rassemble plein de vieux morceaux…

Est-ce qu’on peut s’attendre à une suite ?

Tout est basé sur l’individuel, les suites, ce n’est pas trop mon truc…

Tu ne trouves pas ça dur de boire de l’herbe et fumer de l’alcool ?

C’est marrant.

Il faut combien de temps pour apprendre à le faire ?

Les Shapeshifters l’ont inventé, mec…

Propaganda est ton dernier projet en date avec Massmen, quelle est ta relation avec le crew ?

Massmen date d’il y a très très longtemps… Abstract Rude, Aceyalone, Fat Jack, Too Bad, Toon, ils sont tous du Project Blowed, et je suis pote avec Ab Rude depuis que j’ai 16 ans, donc ça date…

Tu écoutes beaucoup de free-jazz ? Cela semble être ton influence principale notamment dans le projet Souldoubt avec Daddy Kev…

ESP, un ami deejay, et OD aussi sont à fond dedans, et quand je suis avec eux, ils m’influencent, le truc avec Daddy Kev c’est une composition de 60 minutes que nous avons écrite, ça va et ça vient, D-Styles fait le boulot aux platines, et donc on est 3, le "slanguage".

D-Styles fait partie de quels crews au fait ? Il est partout sur tes projets…

D-Styles est un seul homme, Invisibl’ Skratch Pikl, Beat Junkie, il aime bien ce qu’on fait, il a fait quelques shows avec moi… ça a juste marché entre nous, c’est de la folie comme ça…

Tu penses vraiment vivre pour toujours ?

Oui, je vais mourir ce soir.

Est-ce que tu serais capable de me dire qui sont les Shapeshifters ?

Les Shapeshifters, c’est un grand groupe, essentiellement des graffeurs, des gens qu’on connaît… c’est un truc énorme en fait, il y a tellement de gens, mais les gens principaux, on essaie de tout détruire… tout le monde est un Shapeshifter.

Si tous les Shapeshifters étaient sur un bateau, qui est-ce que tu sauverais ?

Moi-même.

Et ensuite ?

Les bébés.

Quel est le futur des Shifters ?

Y’a pas mal de majors qui sont en train de discuter avec nous, mais on essaie de pas se laisser embobiner, on veut pas se vendre à une major, on veut garder notre liberté artistique… si quelqu’un veut sortir nos trucs, c’est cool, mais on va rien changer, on fera toujours du gospel.

Shifters, Freestyle Fellowship, Living Legends… Vous êtes les pères fondateurs de ce qu’on appelle la "westcoast underground", est-ce que tu as l’impression que vous avez pris de l’importance dernièrement ?

Je pense que la West Coast a beaucoup de talents, plein de bons emcess qui travaillent dur depuis des années, qui font des open-mics… tout le monde le mérite, pas seulement la West Coast, tous les emcees. Il y a dix ans, tout le monde s’en foutait de moi, et maintenant j’ai des meufs à poil pour me torcher le cul et me donner de la coke, c’est pas vraiment moi, c’est juste marrant, juste un emcee comme moi, dans ce business… mais je m’éclate mec, et c’est cool.

Comment tu expliques qu’il y ait tellement de personnes qui croient en les pouvoirs d’Awolrus ? Tu as reçu des chroniques favorables de L.A. Weekly, Thrasher, Life Sucks Die… Tout le monde t’aime !

Je sais pas, c’est peut être parce que c’est de la bonne musique… Un truc vrai, honnête… S’éclater et être sérieux en même temps.

C’est important pour toi d’avoir autant de gens de ton coté ?

Oui, oui, carrément… J’étais heureux d’être nommé par le L. A. Weekly aux cotés de gens comme System Of A Down, Medusa… Les Shapeshifters ont gagné dans la catégorie Hip-Hop, donc c’est cool, on a passé un bon moment… Babu des Dilated Peoples a gagné le truc des deejays aussi… donc on était fiers d’être nommés tu vois…

Beaucoup de gens se demandent si un barbecue chez les Shapeshifters ressemble à ce qu’on voit dans le clip de Who’s Got Presence ?

Mec, c’est encore plus fou que ça…

En dehors des Shapeshifters, tu as travaillé avec Common, Jurassic 5, Sen Dog de Cypress Hill… Avec qui est-ce que tu voudrais encore travailler ?

C’était juste des shows, on a eu la chance de faire de bons shows ensemble, mais on n’a jamais rien enregistré… Si je pouvais travailler avec quelqu’un, ce serait probablement Biz Markie…

Des français avec qui tu aimerais travailler ?

David Letterman ?

Tu feras une tournée avec lui ?

Dès que des gens veulent me voir oui…

Quels sont tes projets à venir ?

Slanguage en Mars 2003, le DVD des Shapeshifters : 90 minutes de folie Shifter en DVD, c’est en 3D aussi, produit par Item d’Art Official Army… C’est un terroriste d’un autre monde…

Propos recueillis en 2002

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