ASTROBASTARD - Galactic Snatchers

Petit rappel pour ceux qui ont passé ces deux dernières années à taquiner de la poussière d’étoile au fin fond de la voie lactée, les Astrobastards, une bande de pimps spationautes complètement abrutis par le film culte Bad Taste, possèdent la remarquable aptitude de sortir des mixtapes toutes les fins d’année, fruits de recherches du meilleur des différentes galaxies du hip-hop underground.

Astrobastard :: 2002 :: acheter cette mixtape

Petit rappel pour ceux qui ont passé ces deux dernières années à taquiner de la poussière d’étoile au fin fond de la voie lactée, les Astrobastards, une bande de pimps spationautes complètement abrutis par le film culte Bad Taste, possèdent la remarquable aptitude (outre le fait de trouver des noms tordants) de sortir des mixtapes toutes les fins d’année, fruits de recherches du meilleur des différentes galaxies du hip-hop underground. D’ailleurs l’attente de leur nouvelle mixtape se faisait sentir depuis Crumbs County Delights, leur second excellent essai, à tel point qu’on se demande si les Astrobastards seraient présents pour leur nouvelle livraison sur notre planète aride. C’est désormais chose faite avec Galactic Snatchers, recensement du meilleur de cette année 2002 selon les Bastards (avec quelques réminiscences de 2001).

A l’instar de leurs mixtapes précédentes, le mix sobre et peu démonstratif laisse place à la qualité de la sélection, véritables découvertes astronomiques musicales pour le crate digger blasé, quoique moins de "surprises" par rapport aux deux premiers volumes. Après une intro toute en scratches, histoire de montrer une dextérité lunaire aux platines, Cage ouvre les festivités avec un "Holdin’ A Jar 2" rentre-dedans (produit par El-P) tiré de son album Movies For The Blind, idéal pour donner le ton de la mixtape : dark, stressant et agressif au possible. S’ensuit pêle-mêle le fantastique Qwel (pierre angulaire du label Galapagos4) avec un "Harriet Tubman" massif, les underrated Sonic Sum, décidément plus intéressants à chaque nouvelle sortie et Sensational pour un énième morceau fabriqué/rappé/fumé en un quart d’heure mais non dénué de charme.

Egalement un morceau tiré du très bon "Encounters" du quartet autrichien Sofa Surfers avec en featuring Oddatee (proche de Dälek) ainsi que l’immense trio Third Sight avec un "Dr. Douche Powder" qui confirme la grande classe de ce groupe. Dans le catalogue "curiosités en dehors de l’espace exploré", on peut retrouver notamment Serum & Induce pour un 'Afterburner' énorme paru en face B d’un maxi de Slug + El-P sur Counterflow, "The Angel & The Insect" de Subconscious et Mojo (du live band Dujeous?) tiré de la compilation éponyme sorti chez Mondrian Sounds, les californiens Octavius & 4AM pour un "Modern Chairs" qui rentre bien dans leurs standards habituels, morceau dense et pesant à souhait et enfin un morceau de Busdriver accompagné par Fuot et Riddlore pour faire comprendre à ceux qui ne les connaissent pas qu’ils ne vivent décidément pas parmi nous.

Signalons également la présence des maîtres de l’univers connu et inconnu, Antipop Consortium pour leur tube "Dead In Motion" (sur leur dernier album-testament Arrythmia) ainsi qu’un solo de leur membre M. Sayyid ("Good Friday" paru sur la compilation Sound Ink, Colapsus), de quoi nous exposer à leur groove spatial dont seul ce groupe a(vait) le secret. Les Astrobastards ont eu également le bon goût d’insérer "Centerbird" du groupe The Presence (proches d’El-P et des Atoms Family), injustement ignoré lors de la sortie de la compilation Euphony et le remix de "Dry Bones" des Oddjobs (leur meilleur morceau en date) en compagnie d’Aesop Rock, Kimani des Masterminds et de Vast, sorti en maxi mais écarté du tracklisting de leur nouvel album Drums.

Signe de fin du monde, Galactic Snatchers ouvre les portes au chicagoan Toadstyle pour un long "Flatulent Boy Confesses" (sorti en maxi chez le jeune webzine/label orienté turntablism Styluswar), long morceau scratchée de haute volée qui conclue la mixtape avec une douceur propre aux Astrobastards.

Peu de choses à rajouter finalement sur cette mixtape, si ce n’est que le contenu est très homogène et finalement surprend assez peu les habitués des sorties Astrobastards (dont nous). Peu importe, la sélection est PRESQUE irréprochable (le petit "mais" insignifiant de la chronique) et constitue une pièce idéale dans la discothèque du feignant du crate-digging.

Astrobastards still pimpin’ !

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