THE NOTWIST - Neon Golden

En 1998, Shrink, l’excellent cinquième album du groupe avait permis à quelques bienheureux de se familiariser avec le son unique des bavarois, mélange implacable de sonorités jazz et de guitares bruitistes, d’aventures post-rock et d’intenses mélodies pop. Plus dense, plus accessible aussi, Neon Golden représente l’aboutissement d’un minutieux jeu de puzzle musical dont Shrink livrait une passionnante ébauche encore un peu éparpillée. Légitimement, distribution et promotion plus conséquentes obligent, cet album devrait donc être l’album de la consécration pour the Notwist.

THE NOTWIST - Neon Golden

City Slang :: 2002 :: acheter ce disque

Car Neon Golden a toute la substance du parfait cross-over, de ce mi-chemin idéalisé entre électronique et pop. Tout fonctionne à l’unisson, dans un troublant mariage synthétique/organique : les fondations électroniques semblent travaillées au bit près (Martin Gretschmann aka Console veille), la voix, rapeuse et touchante au possible, dévide ses mélodies mélancoliques, les arrangements de cordes, de cuivres et de banjo enrobent à merveille les titres les plus carrés, les guitares se chargeant quant à elle d’irriguer d’une énergie comme palpable des titres humains et attachants.

En quelques morceaux particulièrement addictifs (le déjà connu "Pilot", "This Room", du Third Eye Foundation fait pop, "Trashing Days" ou "One With The Freaks"), les allemands dépassent même les efforts récents de Hood en matière de pop hivernale électroniquement modifiée pas gaie. Pas gaie, car oui, en plus d’être souvent quasi tubesque, la musique des Notwist sait être finement poignante, parfaite bande originale de nos moments d’angoisse incontrôlée, notamment grâce aux paroles de Markus Acher, miroir dans lequel incommunicabilité et solitude se reflètent sans complaisance.

Sur la longueur, peut-être l’efficacité impressionnante de cet album le fera-t-elle résister moins bien au temps que son prédécesseur et ses chemins de traverse, il n’en reste pas moins que Neon Golden se place d’emblée comme prétendant au titre d’album d’une année sans round d’observation.

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